À l’heure où j’écris ces lignes, Sarea Communication a 3 ans, 9 mois et 20 jours d’existence ! Presque 4 ans que j’ai lancé mon agence de communication web en Soule, province qui a su conquérir mon cœur de belge (rempli de chocolat à l’intérieur 😄) … 4 ans que l’aventure a démarré… Et quelle aventure! Flashback sur les débuts et cap sur l’avenir ! (Psst, on me dit dans l’oreillette que ce post risque probablement d’être long!)

Là où tout à commencé

Petit flashback sur l’avant Sarea Communication et ce pourquoi je suis là maintenant.

Tout à commencé en 1991… Non je plaisante! Mon aventure en Soule a commencé en 2014. Après avoir obtenu mon diplôme de Licence Pro dans la Gestion de projets web, la Soule a su me donner ma première vraie opportunité professionnelle. Motivée comme jamais c’est à Tardets que je pose temporairement mes valises (du moins c’est ce que je croyais au début!) et que je découvre petit à petit la Soule, ses particularités, ses habitants, ses magnifiques montagnes et surtout la vraie vie professionnelle. La tâche n’a pas été simple car j’ai occupé un poste à responsabilité mais qu’est ce que j’ai appris…humainement, professionnellement… j’ai réellement adoré occuper ce poste du matin jusqu’au soir. (Aux personnes qui ont croisé ma route à l’ancienne CCSX, merci mille fois!)

Malheureusement le contrat n’était que temporaire et l’heure de faire mes adieux à la Soule avançait à grands pas. C’est alors que j’ai commencé à réfléchir sérieusement à mon idée d’être freelance qui ne m’a plus ou moins jamais quitté lorsque j’ai commencé ma Licence. Retourner à Bayonne et me perdre parmi les autres freelance et agences de communication? Rester en Soule tout construire de A à Z? 

Le choix a été vite fait : bien que la peur d’échouer me tiraillait, je me suis lancée avec pour objectif : m’installer un jour dans un bureau à Mauléon, et devenir la première agence digitale en Soule. (Spoiler alert : j’écris ces lignes depuis le 22 avenue d’Alsace Lorraine, 64130 Mauléon, on peut dire que l’objectif a été atteint  😁).

Here we are : février 2016

C’est donc en février 2016 que je commence l’aventure Sarea Communication.

Autant dire que ça n’a pas été et ce n’est toujours pas de tout repos! Je ne cache pas qu’à certains moments j’ai voulu tout arrêté et que j’ai voulu prendre d’autres directions. Doutes, peur des revenus en dents de scie, manque de stabilité… La vie de freelance n’est pas de toute tranquillité! Tu es certes ton propre patron, mais si tu n’as pas de revenus, si tu commets une faute… c’est de TA responsabilité. Pour le coup, on ne peut jeter la pierre sur personne. Il m’est arrivé de faire des erreurs, j’en ai tiré des leçons et c’est aussi comme ça que j’avance.

Certains clients ont aussi eu leur part de rôle néfaste dans l’avenir de ma « société ». Fort heureusement les clients que j’ai actuellement sont tout.e.s sont respectueux envers ma profession, ma façon de contribuer à leur business… Mais il y a bien sûr aussi des cons (appelons un chat, un chat). Au delà du fait que ces personnes m’ont fait perdre du temps et de l’argent, ils ont représentés tout ce que je n’aime pas dans l’humain. Se permettre d’être 1) irrespectueux, 2) ne pas se remettre soi-même en question, 3) donner des leçons sur quelque chose qu’ils ne connaissent pas… m’ont fait mûrir. La seule part de regret que j’ai, c’est de ne pas les avoir lâchés moi-même.

Je pense faire un jour un article sur ces clients tellement il y aurait à dire sur ce genre de personne 🙂

Année 2018 : big master year of the death*

*Les puristes traduiront ça par une année très dure

Qu’est ce qu’elle a eu de dure cette année? Eh bien… il s’avère qu’à 26 ans, j’ai décidé une formation et pas n’importe laquelle : une formation de développeur web. J’ai certes obtenu un DUT Services et Réseaux de Communication et une Licence Pro Gestion de Projets Web donc au total 3 ans de spécification dans la communication web et digital,je m’attaquais à une formation bien plus dure, bien plus déstabilisante. Mon métier et le métier de développeur sont tous les deux des métiers complémentaire, et voulant aller plus loin dans mes capacités, cette formation allait me donner plus de bagages.

C’est parti pour 9 mois de formation accélérée pour obtenir un CQP de développeur web tout en conjuguant mon métier de webdesigner. Physiquement extrêmement fatiguée du rythme, des trajets (Trois-Villes – Pau tous les jours en train, c’est franchement pas drôle et ça pique) et surtout, épuisée moralement car coup du destin, je n’ai jamais autant travaillé pour Sarea Communication que cette année là. Pendant 9 mois, je n’ai pas arrêté, devant travailler pendant mes pauses/dans le train/pendant mes cours (et pendant mes weekends qui n’étaient plus là pour me reposer mais pour continuer de travailler, encore et encore).

Cette formation, je l’ai terminée, j’ai eu mon diplôme, je ne m’en servirai surement jamais (#lejavacestlemalabsolu), j’ai terriblement morflé pendant cette année. Mais il y a une chose dont je suis sûre, j’ai une nouvelle fois appris. J’ai appris sur moi-même, sur ma capacité à avoir encaissé cette année, sur ma capacité à avoir gérer ma micro entreprise et ne pas l’avoir laissée mourir parce que je n’en pouvais littéralement plus, sur ma capacité à ne pas avoir lâché cette formation avec des langages qui me faisait l’effet d’une lobotomie sur le cerveau.

Fin 2018/2019 : l’année morte

Je ne suis absolument pas croyante mais s’il y a une chose dans laquelle j’ai une croyance absolue, c’est le destin.

Pendant ma période de formation, fin août/début septembre, une entreprise située dans les Hautes Pyrénées recrutait un/e chargée de projets web. L’entreprise étant sur le domaine d’activité de la montagne (j’adore la montagne, et la montagne, ça me gagne!), j’ai postulé à ce poste pour « tenter » et pouvoir obtenir la stabilité qu’il m’a toujours manqué dans le statut de micro-entrepreneuse. À partir de là, tout s’est enchaîné : j’ai été choisie pour occuper ce poste. Mes horaires aménagées, c’est alors que je me suis embarquée dans cette aventure lourdaise qui a finalement été un déclic pour moi et pour l’avenir de Sarea Communication. (Suite et fin – de l’histoire seulement 😛 au prochain paragraphe).

Fin 2019 : vers l’infini et haut delà

Pour un tas de diverses raisons, cette aventure lourdaise m’a convaincu d’une seule chose : je ne lâcherai pas Sarea Communication. Je ne lâcherai pas cet objectif  de montrer les trésors de la Soule. Je ne lâcherai pas les clients qui m’ont fait confiance.

Et je n’ai pas lâché, bien au contraire : j’ai maintenant mon espace de travail à Mauléon, un espace que j’ai voulu mettre à mon image. Je m’y sens bien, je m’y sens apaisée, prête à développer de nouvelles choses, prête à vouloir aider les souletins (mais pas que!) à mettre en avant les choses qui leur tiennent à cœur.

En 4 ans, j’ai évolué. En 4 ans j’ai appris un tas de choses, sur moi-même, sur les gens… alors que l’aventure continue 😉

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